Blog

By Bibby Financial Services

Entre le décalage des charges sociales et fiscales, la mise en place des PGE (Prêts garantis par l’Etat), et le report des remboursements de crédits bancaires, l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour permettre aux entreprises de traverser la crise sanitaire et économique de la Covid-19. Malheureusement, ces dispositifs ont eu pour effet de créer un volume de dettes conséquent, qu’il faudra bien rembourser un jour. A l’heure de la deuxième vague, comment anticiper les conséquences financières ? Prudence et rigueur sont les maîtres mots de cette période incertaine.

57 milliards d’euros à rembourser

Dès le début de la crise, l’Etat a souhaité mettre en œuvre des dispositifs permettant de préserver la trésorerie des entreprises. Il a ainsi été décidé de leur donner la possibilité de ne payer aucune charge fiscale ou sociale, sur la période allant du 15 mars au 15 septembre. Le redémarrage du paiement normal des charges courantes aurait dû intervenir au 15 septembre, mais la deuxième vague est venue rebattre les cartes. Dans tous les cas, le remboursement de ces 6 mois d’arriérés, pourra être étalé sur 12, 24 ou 36 mois, selon la situation d’endettement.

Depuis mars, l’Etat a ainsi consenti à un report de 12,8 milliards de charges fiscales, ayant bénéficié à 250 000 entreprises, et à un report de 22,2 milliards de charges sociales. Au total, cela fait donc 35 milliards d’euros qui auraient dû rentrer dans les caisses de l’Etat et qu’il reste à rembourser à plus ou moins long terme.

Face à la deuxième vague, Bercy a d’ailleurs relancé le dispositif d’exonération de charges sociales, pour toutes les entreprises fermées administrativement ou celles ayant perdu 50 % de chiffre d'affaires après l'imposition de restrictions horaires. Elles y auront droit jusqu'à ce que les restrictions soient levées. De nouvelles mesures qui devraient encore faire monter la facture…

Du côté des crédits bancaires, un report des échéances de prêt, jusqu’à 6 mois, sans frais additionnels ou pénalités, a été mis en place au début de la crise. Près de 2 millions d’entreprises y auraient eu recours, pour un décalage de remboursement de l’ordre de 20 milliards d’euros.

En cumulé, cela fait donc quelques 57 milliards d’euros qui auraient dû être payés sur la période et qui ne l’ont pas été. 57 milliards qu’il faudra bien rembourser un jour. Sans compter le remboursement du PGE pour les entreprises qui en ont souscrit un…

« D’un point de vue macro-économique, le message aux entreprises était clair : sur 6 mois, vous ne payez ni impôts, ni charges sociales, ni remboursement de prêt, en revanche, vous vous engagez à payer en temps et en heure vos fournisseurs, afin que la chaîne du crédit inter-entreprises ne se grippe pas. Le problème, c’est que l’ensemble de ces dispositifs a généré une très grosse masse de dettes pour les entreprises, à rembourser sur le court-moyen terme… », analyse François d’Abzac, Directeur Général de Bibby Factor France.

Exonération de charges sociales : comment anticiper les conséquences financières ?

Le volume de dettes auquel font face les entreprises sera d’autant plus difficile à assumer que le chiffre d’affaires est en diminution et que la rentabilité n’est plus au rendez-vous. Plus de 8 mois après le début de la crise, de grandes incertitudes pèsent encore sur les niveaux d’activité. Or, tant que la rentabilité des entreprises ne se sera pas stabilisée, il sera difficile de rembourser ces dettes…

Certes, l’Etat laisse la possibilité d’aménager plus ou moins facilement le remboursement des nouvelles dettes sur 2 à 4 ans, mais encore faut-il pouvoir y arriver à cette échéance. Au-delà de la capacité à être rentable, il s’agit de pouvoir gérer au plus près sa trésorerie, afin de pouvoir être en mesure de rembourser progressivement.

Pour bien gérer sa trésorerie, plusieurs mesures sont à envisager :

  • Refaire un plan de trésorerie de façon prudente, afin de proposer un remboursement qu’on sera capable de tenir, même avec des hypothèses négatives.
  • Assurer une gestion rigoureuse de son BFR. Pour rappel, le besoin en fonds de roulement correspond à vos actifs court terme, moins votre passif court terme. Dans les postes qui pèsent lourd dans l’utilisation à court-terme, il y a bien entendu le poste client, le délai de paiement octroyé aux clients, et le stock. Dans les ressources financières, il y a les délais de paiement que vos fournisseurs vous octroient.

Quoi qu’il en soit, il faut gérer ces postes avec rigueur. Si vous commencez à payer vos fournisseurs beaucoup plus vite que vous n’encaissez vos clients, même si vous êtes rentable, vous aurez inévitablement des problèmes de trésorerie…

Des banques sans doute plus frileuses

Un autre problème va se poser aux entreprises : tant que les PGE n’auront pas été en partie remboursés, les Banques ne seront sans doute pas enclines à octroyer de nouveaux prêts court moyen terme.

Les entreprises ne pourront que peu compter sur des concours bancaires additionnels, tels que des découvert ou des prêts, d’autant plus que leur situation financière se sera sans doute dégradée.

Face à cette absence de solution de financement court-terme, reste encore l’affacturage. L’affacturage est un produit pouvant se mettre en place quelle que soit la situation financière de l’entreprise, dès lors qu’elle a des clients à la solvabilité acceptable.

Dans un contexte économique sinistré, l’affacturage est l’un des rares moyens pour les entreprises d’augmenter sensiblement leurs capacités de trésorerie, afin de pouvoir aborder plus sereinement les premières années de remboursement de leurs dettes.

Cette solution simple et sécurisée permet de bénéficier d’un financement anticipé de ses factures et de déléguer leur recouvrement au factor. Ainsi, au lieu d’attendre 60 jours pour être payé, vous pouvez obtenir dans les 24 heures jusqu’à 90% du montant TTC de votre facture. Un bon moyen de redonner du souffle à votre trésorerie et d’honorer vos prochains engagements.

  • Pour parler des besoins de financement de votre entreprise, contactez-nous

Parlez

Contactez-nous au 04 72 13 18 57

ou