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By Bibby Factor France

05 déc. 2022

La transition énergétique est plus que jamais d’actualité pour toutes les entreprises, et en particulier pour les entreprises du transport. Les TPE, qui constituent l’essentiel des sociétés de transport en France, sont donc en première ligne pour aborder ce virage stratégique. Comme toute période de changement, elle va nécessiter une solide trésorerie pour être capable d’absorber les dépenses d’investissement.

Ces derniers mois, des mesures impactantes ont été prises pour accélérer la transition énergétique en Europe et en France. Le 8 juin dernier, le Parlement européen a voté un texte interdisant la vente de véhicules neufs (voitures et utilitaires légers) à moteur thermique au sein de l’Union européenne à partir de 2035. Concrètement, seuls les véhicules émettant zéro CO2 à l’usage seront autorisés, c’est-à-dire les véhicules 100 % électriques et les véhicules à hydrogène. Les véhicules thermiques en circulation pourront toutefois continuer de rouler et d’être échangés sur le marché de l’occasion.

L’enjeu est de limiter les émissions de CO2 émises par le transport afin de lutter contre le réchauffement climatique et améliorer la qualité de l’air.

Cette décision n’est pas la seule à prendre en compte pour les entreprises de transport. La chasse aux véhicules polluants concerne aussi leur accès aux grandes agglomérations. Ainsi, de plus en plus d’entre elles mettent en place des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dont l’accès est interdit aux véhicules polluants. Concrètement, 11 métropoles ont déjà instauré une ZFE-m et d’ici à 2025, 43 agglomérations supplémentaires, de plus de 150 000 habitants, devront l’avoir fait dans l’Hexagone. Les véhicules les plus polluants (vignettes Crit’Air 3 à 5) peuvent être soumis à des restrictions de circulation, voire être interdits, les collectivités territoriales étant libres d’instituer des règles plus strictes. Rappelons que les vignettes Crit’Air sont obligatoires pour les véhicules privés mais aussi pour les véhicules de transport : les utilitaires légers (moins de 3,5 tonnes dédiés au transport de marchandises) et les poids lourds (plus de 3,5 tonnes utilisé pour le transport de personnes ou de marchandises).

Transport routier : réduire les émissions de gaz à effet de serre

Le transport par la route représente l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports (94 %). Dans le détail, le transport opéré par poids lourds (dont les bus et cars) totalise 22 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports, et les véhicules utilitaires légers 19 %*.

Le secteur des transports est donc particulièrement concerné par la transition énergétique et doit prendre des mesures rapidement, la stratégie bas carbone adoptée par la France visant une réduction de 28 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur entre 2015 et 2030, puis le zéro carbone en 2050.

Par quoi commencer, comment s’y prendre, à quelle échéance ? Pour les accompagner dans cette démarche, les entreprises peuvent s’appuyer sur le programme EVE (Engagements Volontaires pour l’Environnement – Transport et Logistique) piloté par l’ADEME et destiné aux chargeurs, commissaires de transports et transporteurs routiers. L’objectif : leur apporter un soutien dans la réduction de leur impact énergétique et environnemental dans leurs activités de transport et logistique pour réduire leurs émissions de gaz à effets de serre et en polluants atmosphériques. Le programme leur offre une méthodologie, leur permet d’obtenir un label mettant en avant leur engagement, d’établir la performance réelle de leur flotte de véhicules en matière d’émissions de CO2…

Investir dans le renouvellement de la flotte de véhicules

Les véhicules utilitaires légers et les poids lourds roulant essentiellement au diesel, la question de leur remplacement par des motorisations plus « propres » est devenue une nécessité. Les entreprises de transport vont donc devoir adapter leur parc de véhicules en investissant dans des véhicules à faibles émissions. Cela passe notamment par la mise aux normes récentes des motorisations Diesel, l’achat de véhicules 100 % électriques, à hydrogène, hybrides rechargeables ou encore roulant au gaz naturel. Le renouvellement du parc de véhicules peut se faire par l’acquisition de véhicules à bas carbone, ou encore par le rétrofit, une technique innovante permettant de remplacer un moteur thermique (essence ou diesel) par un moteur à énergie alternative. L’investissement dans le rétrofit est une démarche d’économie circulaire qui permet de prolonger la durée de vie des véhicules tout en répondant aux exigences de décarbonation de leur motorisation.

TPE, comment financer ces investissements ?

Quelle que soit la formule choisie, des investissements importants sont à prévoir. Si sur le court terme, ils peuvent être vécus comme une contrainte, ils se révéleront indispensables pour la poursuite de l’activité et peuvent aussi permettre de décrocher de nouveaux marchés. En effet, les fournisseurs et clients étant de plus en plus sensibles aux questions écologiques, afficher leur partenariat avec un transporteur résolument engagé dans la transition économique sera un plus pour eux.

Pour aider les entreprises de transport de marchandises, l’État a mis en place, dans le cadre du plan France Relance, un bonus écologique valable pour l’achat ou la location longue durée de véhicules lourds électriques ou à hydrogène. L’aide peut aller jusqu’à 50 000 euros pour un camion. Elle est de plus cumulable avec un autre dispositif : le suramortissement des véhicules utilisant des énergies propres. Cette déduction exceptionnelle sur le résultat imposable a été prolongée par la loi Climat d’août 2021 jusqu’au 31 décembre 2030.

Ces aides sont destinées à soutenir la transition énergétique des entreprises de transport, dans un contexte où la crise énergétique, la pénurie de chauffeurs et l’augmentation des coûts (pneumatiques, assurances…) concourent à accroître les tensions de trésorerie des sociétés, et notamment des TPE.

L’affacturage, un moyen souple de consolider sa capacité de financement

Une trésorerie solide et des comptes sains sont essentiels pour la conduite de l’activité. Il est donc recommandé d’adopter une stratégie de financement pour garantir un bon niveau de trésorerie. L’affacturage est une solution trop peu utilisée par les TPE, et qui pourtant peut les aider dans leur gestion quotidienne et leurs projets d’avenir. Cette technique, qui permet d’encaisser les factures avant leur date d’échéance, est cumulable avec d’autres modes de financement (découvert bancaire, escompte, etc.).

Le principe est simple : l’entreprise cède ses créances à l’affactureur (ou factor), qui en échange avance la trésorerie correspondante et se charge du recouvrement. Non seulement, cela dégage l’entreprise de cette tâche administrative et lui épargne du temps pour se consacrer à son cœur d’activité, mais cela lui apporte des liquidités immédiatement tout en se protégeant contre les clients mauvais payeurs. Sans attendre le règlement de la part de ses clients, l’entreprise de transport peut donc financer son besoin en fonds de roulement et bénéficier des liquidités nécessaires pour gérer son besoin de financement.

Lire aussi Financement du BFE et financement du BFR : quelles solutions ?

L’affacturage est donc un véritable levier de croissance ou de consolidation qui répond à la fois aux besoins de trésorerie immédiats, à court terme, et à plus long terme à la stratégie de développement de l’entreprise, en complément des solutions bancaires. L’affacturage est un outil souple et efficace à privilégier en cas de besoin d’investissement. Ce dispositif n’est en effet pas réservé aux entreprises en difficulté, bien que nombre d’entre elles y ont recours dans ce cadre, après avoir épuisé des solutions traditionnelles. L’affactureur, expert en financement, sera capable de d’offrir un conseil sur mesure adapté à la situation de toute TPE.

* d’après les données du site notre-environnement.gouv.fr


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