Bibby Factor France

05 déc. 2018

Maintenir des marges de manœuvre en terme de trésorerie est un enjeu important pour les entreprises. Grâce à une trésorerie suffisante, il est possible de saisir des opportunités de croissance qu’elles soient internes ou externes ou de gérer plus facilement une baisse d’activité ou un impayé significatif.

Affacturage, découvert autorisé, cession Dailly et escompte : Découvrez les différents produits de financement court terme des PME.

L’affacturage, premier outil de financement court terme utilisé par les entreprises

L’affacturage, ou factoring, consiste pour l’entreprise à céder ses factures à une société d’affacturage. Cette dernière va en assurer le financement anticipé et le recouvrement et éventuellement les assurer.

Le factoring permet de pallier en amont, et de façon rapide et simple, les décalages de trésorerie :

1. L’entreprise facture son client avec une échéance à X jours.

2. Dès son émission, elle cède la créance à une société d’affacturage. Elle obtient dans un délai de 24 heures en moyenne 90 % du montant de la facture sans attendre. Le décalage de trésorerie inhérent au délai de paiement est en grande partie neutralisé.

Cette solution de financement court terme des PME présente l’avantage de réduire le besoin en fonds de roulement de manière considérable. La trésorerie est optimisée et les liquidités supplémentaires peuvent être réintroduites sans délai dans le cycle d’activité.

L’affacturage est plus qu’un simple outil d’optimisation de la trésorerie des entreprises. Il permet aussi :

  • De se prémunir contre le risque d’impayés. L’entreprise est assurée de percevoir la totalité des sommes facturées.
  • De gagner en productivité et en efficacité. La société d’affacturage prend en charge le recouvrement de créances et les éventuels contentieux.

L’affacturage est devenu un produit qui se décline de manière assez large (avec ou sans assurance-crédit, avec ou sans gestion des comptes clients, notifié auprès des clients finaux ou confidentiels). Son cout de fonctionnement pour les entreprises s’est fortement réduit au cours des dix dernières années.

Il est donc logique qu’il soit devenu aujourd’hui le premier outil de financement court terme utilisé par les entreprises juste devant le découvert.

Le découvert autorisé, un crédit de trésorerie négocié avec la banque

Le découvert autorisé permet à l’entreprise de disposer d’un compte courant débiteur pour une durée déterminée, dans la limite d’un plafond accordé par la banque. Le découvert autorisé est indiqué lorsque le dirigeant constate des décalages de trésorerie réguliers.

Les avantages du découvert autorisé :

  • Facile d’accès : cette solution de financement à court terme est ouverte à toutes les entreprises quelle que soit leur taille, leur clientèle ou leur activité.
  • Facile d’utilisation car ne nécessitant aucune démarche administrative particulière si ce n’est d’en faire la demande auprès de sa Banque.

Les inconvénients du découvert autorisé :

  • Plus sélectif : Comme il s’agit d’un crédit non adossé à un actif, le montant du découvert autorisé dépend fortement de la qualité financière de l’entreprise bénéficiaire. Une baisse de la rentabilité ou une trésorerie structurellement plus tendue peut rapidement occasionner une révision de cette facilité. A noter : en pratique, le découvert autorisé est accordé sur une période de 1 an, renouvelable mais peut être dénoncé.
  • Le montant maximum du découvert autorisé est souvent calculé sur la base des données bilantielles de l’entreprise (chiffre d’affaires, capitaux propres, résultat net). En phase de lancement d’activité ou dans une situation de retournement (retour à une activité rentable après de fortes pertes), l’accès à cette solution sera fortement limité.
  • Plus couteux : Comme il s’agit d’un crédit non adossé à un actif donc plus risqué, les taux d’intérêt pratiqués sont souvent supérieurs à d’autres solutions

La mobilisation Dailly, crédit par cession de créances à la banque

La cession Dailly est réglementée par les articles L313-23 et suivants du Code monétaire et financier. Le mécanisme est similaire à l’affacturage :

1. L’entreprise facture ses clients professionnels, avec une échéance à X jours.

2. Elle cède les factures à sa banque au moyen d’un bordereau de cession – document formel encadré par la loi.

3. La banque accorde à l’entreprise une avance généralement supérieure à 90 % du montant total de la cession Dailly. Les sommes sont avancées sur un compte dédié, ou via un découvert autorisé dans la limite du montant des créances cédées et de l’échéance des factures correspondantes.

Comme l’affacturage, la mobilisation Dailly permet de pallier le décalage de trésorerie lié aux délais de paiement accordés par les PME à leurs clients professionnels.

Mobilisation Dailly ou affacturage, quelles différences ?

  • Les intérêts sont généralement calculés sur la base du délai de paiement accordé des factures cédées.
  • L’entreprise qui opte pour la cession Dailly garde à sa charge le recouvrement de créances
  • Les factures non soldées à l’échéance sont généralement débitées via le compte courant bancaire de l’entreprise.
  • La mobilisation Dailly n’intègre pas l’assurance-crédit. Le risque de défaut de paiement reste à la charge de l’entreprise.

A noter : comme pour toute demande de financement bancaire, la mobilisation Dailly est accordée sous réserve de présentation d’un dossier comptable complet.

L’escompte, pour obtenir le paiement anticipé d’un effet de commerce

Contrairement à l’affacturage et à la cession Dailly, l’escompte ne concerne que les effets de commerce – lettre de change et billet à ordre. Sous réserve de son acceptation par la banque, l’effet de commerce est payé à l’entreprise avant son échéance.

En conclusion

Le crédit de trésorerie, essentiellement le découvert autorisé, est une solution flexible mais souvent insuffisante car fréquemment limitée en montant pour des raisons de risque. Il demeure un outil incontournable pour toutes les entreprises qui traitent principalement avec des particuliers.

L’escompte d’effet de commerce est une opération de crédit dont les volumes se réduisent d’année en année. En effet la pratique du paiement par émission d’un effet de commerce à tendance à devenir marginal en France. Par ailleurs, sa réception par l’entreprise créancière peut intervenir plusieurs semaines après l’émission de la facture ce qui en réduit d’autant son intérêt financier.

La cession Dailly est une opération de crédit de moins en moins pratiquée par les réseaux bancaires au profit de l’affacturage.

L’affacturage apparait comme le crédit de trésorerie le plus efficace pour toutes les entreprises qui ne peuvent pas faire valoir de bilans solides issus d’une antériorité significative.

L’affacturage, par ailleurs, peut se décliner de manière très diverse et peut faire l’objet d’une approche très personnalisée.

En conclusion, aujourd’hui, la plupart des entreprises sont en mesure de trouver une solution d’affacturage adaptée à leurs besoins.


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