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By Bibby Factor France

Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de la création d’entreprise et vous vous interrogez sur les possibilités de financement de votre activité ? De nombreuses solutions existent, dans le domaine bancaire et en dehors. L’enjeu est de faire face à vos premières dépenses d’investissement mais aussi de financer votre besoin de fonds de roulement, condition nécessaire à la bonne conduite de vos activités et à la croissance de votre société.

La création d’entreprise a le vent en poupe. D’après les données de l’INSEE, en 2020, le nombre total de créations d’entreprises s’est élevé à 848 200 en France, soit 4 % de plus qu’en 2019, un nouveau record malgré la crise sanitaire. Quel que soit le secteur concerné, une des clés de succès de ces nouvelles pousses tient dans leur capacité à financer leur croissance et à maintenir un niveau de trésorerie à la hauteur de leur besoin de fonds de roulement.

Dès la création de votre entreprise, il est donc essentiel de prévoir un business plan qui prenne en compte l’ensemble des dépenses nécessaires à votre activité et à son développement. Vos besoins de financement vont concerner des dépenses de court et de long terme : les frais d’établissement de la société, les immobilisations incorporelles comme des logiciels et corporelles comme du mobilier. À cela s’ajoutent la trésorerie de démarrage et votre besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire la trésorerie nécessaire au bon fonctionnement de l’activité qui vous servira notamment à faire le tampon entre la livraison d’un produit ou service et son règlement par le client.

Constituer vos capitaux propres

Le premier niveau de financement de l’entreprise à sa création est constitué des capitaux propres apportés par le créateur d’entreprise et ses éventuels associés. Cet apport initial constitue le capital social de la société et restera durablement dans l’entreprise. Une fois l’entreprise immatriculée, ces fonds peuvent être débloqués pour couvrir des dépenses d’exploitation.

Le montant des fonds propres est loin d’être neutre : en effet, plus ils seront élevés, plus l’entreprise sera considérée comme solvable, et cette crédibilité jouera sur la confiance accordée par les partenaires bancaires, les fournisseurs, etc. Avec le temps, ils pourront être accrus grâce aux bénéfices générés par l’activité et témoigneront alors de la bonne santé de la société. Ils serviront éventuellement, s’ils sont suffisants, à distribuer des dividendes aux actionnaires.

D’après BPI France Création, organisme issu du rapprochement de l'Agence France Entrepreneur (AFE) et de la Caisse des Dépôts (CDC) en faveur de la création d’entreprises, il est conseillé d’équilibrer les fonds propres et les emprunts. Toutefois les banques peuvent accepter un ratio de 30 % de fonds propres et 70 % d’emprunt, notamment lorsque le prêt finance la création d’une entreprise considérée comme à risque limité.

Si vous avez des difficultés à récolter les sommes nécessaires à cet apport de départ, vous pouvez aussi solliciter un prêt d’honneur auprès d’associations dédiées à la création d’entreprise. Ce prêt personnel, à taux zéro est sans garanties sur les actifs de l’entreprise ou de son dirigeant. Son montant va de 1 000 à 80 000 euros, pour une durée de 1 à 7 ans. Il peut servir de tremplin pour obtenir un prêt bancaire complémentaire.

Avez-vous pensé au capital-risque ?

Si vous vous orientez sur une activité innovante ou à très forte croissance, les business angels ou les fonds de capital-risque peuvent être une source intéressante de financement. Ils vous apporteront des ressources financières ainsi que des conseils et un accompagnement précieux. De plus, leur soutien constituera un levier non négligeable pour négocier avec vos partenaires bancaires.

Le prêt bancaire, la solution classique

Il s’agit de la solution la plus courante. Les banques financent les dépenses liées au démarrage (investissements en matériels, véhicules, immobilier par exemple) ainsi que les stocks, mais sont plus frileuses à financer le besoin de trésorerie.

En général, la durée des prêts à la création est de 2 à 7 ans, sauf dans le cas d’un achat immobilier où elle peut dépasser 15 à 20 ans. Il est conseillé à tout entrepreneur de solliciter plusieurs banques pour comparer leurs conditions d’octroi de l’emprunt, le taux n’étant pas la seule variable de négociation, le coût de l’emprunt étant aussi fonction de sa durée, du coût de la garantie et de l’assurance.

Si votre projet relève de l’Économie sociale et solidaire (ESS), vous pouvez solliciter des organismes de financement solidaire spécialisés sur ce secteur. Et, si vous ne satisfaisiez pas les conditions du système bancaire, vous pouvez recourir au micro-crédit professionnel, pour un besoin de financement maximum de 10 000 euros.

Le prêt interentreprises, une alternative à la banque

La loi pour la Croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques de 2015 donne la possibilité aux SARL et aux SA d’être créancières d’entreprises débitrices. Ces prêts, d’une durée de 2 ans maximum, ne peuvent être qu’accessoires à l’activité principale et concernent exclusivement des entreprises qui ont un lien économique du fait de leur activité.

Le crédit-bail, un moyen de financer vos équipements et installations

Vous souhaitez acquérir les locaux de votre entreprise ? Le crédit-bail immobilier est peut-être la solution. Ce dispositif consiste en l’achat par le crédit-bailleur d’un bien dont votre entreprise sera locataire, avec généralement option d’achat en fin de contrat. Il a notamment l’avantage de permettre un financement complet du montant de l'investissement. De la même manière, le crédit-bail mobilier (ou leasing) concerne l’achat d’équipements, avec ou sans option d’achat en fin de contrat. Dans ce cas également, nous n’aurez aucun apport à effectuer pour le financement de cet investissement dont l’entreprise sera locataire. Autre avantage : ce dispositif évite le décalage entre la TVA payée et la TVA collectée, qui peut être important en phase de lancement.

Financez votre BFR avec l’affacturage !

Les crédits à court terme, d’une durée inférieure à un an, visent à financer le besoin de trésorerie des entreprises. Il en existe de deux types : les crédits de trésorerie et les crédits de mobilisation de créances.

Parmi les premiers, les banques pratiquent notamment la facilité de caisse, une autorisation limitée dans le temps pour couvrir des décalages de trésorerie ponctuels, et le découvert autorisé, qui peut concerner des montants supérieurs, pour des besoins de trésorerie réguliers, sur une période donnée.

L’affacturage est une solution de mobilisation de créances tout à fait adaptée au lancement d’une activité. Contrairement aux idées reçues, elle n’est pas réservée aux grandes entreprises et permet aux TPE et PME de renforcer leur trésorerie tout en faisant face à l’augmentation de leur besoin de fonds de roulement lié au développement de leur activité.

En phase de démarrage, vous pouvez en effet souffrir du décalage entre les dépenses nécessaires au développement de votre activité (achat de mobilier, informatique, véhicules, embauches, matière première…) et les encaissements, qui interviendront lors du règlement de vos factures. Généralement ces derniers n’interviennent qu’après livraison du bien ou du service, suivi d’un délai de paiement pouvant atteindre 60 jours. L’affacturage permet de traverser cette période sans mettre votre trésorerie dans le rouge, l’affactureur avançant les sommes tout en recouvrant la facture à la place de l’entreprise.

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Que vous vous lanciez dans le BTP, le transport, l’industrie, les services ou le négoce, contactez-nous pour en savoir plus !


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