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By Bibby Factor France

La crise sanitaire a boosté le commerce en ligne. En effet, sous l’effet des confinements et des mesures de distanciation, de nombreux consommateurs se sont tournés vers les achats sur internet. Ces nouvelles habitudes de consommation ont impacté le secteur du transport de marchandises, et notamment la livraison express de colis. Une aubaine pour les TPE. Mais, entre problématiques des livraisons urbaines et pénurie d’emploi, elles doivent aussi soigner leur trésorerie pour financer leur développement.

32,4 milliards d’euros, tel est le chiffre d’affaires généré par l’e-commerce au 2e trimestre 2021 d’après la FEVAD, qui fédère l’ensemble des acteurs du e-commerce et de la vente à distance. Une hausse de 25 %, due notamment à la reprise des services. Selon une étude de la FEVAD publiée en septembre dernier, les produits techniques/électroménager et beauté/santé se rapprochent des niveaux records de vente enregistrés en 2020 lors du premier confinement, avec des progressions respectives de 47 et 91 %. Ces progressions font suite à une année 2020 exceptionnelle pour le e-commerce, en raison de la pandémie de Covid-19. Les ventes en ligne avaient atteint 112 milliards d’euros sur l’année, en hausse de 8,5 % sur un an. Et, d’après l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie, le nombre de cyberacheteurs au 1er trimestre 2021 a progressé de plus d’un million en un an, pour atteindre 41 millions.

Les TPE acteurs clés du transport express de marchandises

Black Friday, fêtes de fin d’année, peur d’un regain de contaminations à chaque nouvelle vague de Covid-19… les motivations pour acheter en ligne ne manquent pas. Conséquence de cet engouement pour l’e-commerce, le transport routier de marchandises, et notamment le transport express, a le vent en poupe. En France, on compte quelque 40 000 entreprises spécialisées sur ce secteur, dont la grande majorité est constituée de très petites entreprises, à savoir des sociétés de moins de 10 salariés. Une des raisons est que les grands groupes de transport routier délèguent ce type de service à des sous-traitants.

Cette activité de livraison express est au cœur du fonctionnement du e-commerce. En effet, l’un des enjeux des plateformes de vente en ligne est de livrer le plus rapidement possible les marchandises à leurs clients. De plus, l’image des e-commerçants est très dépendante du professionnalisme des transporteurs. Selon les cas, la livraison peut se faire à domicile, en points relais ou encore dans les magasins qui pratiquent le click and collect. Certains e-marchands vont même jusqu’à proposer un comparatif des offres d’envois de colis des transporteurs sur leur site internet, ce qui contribue à accentuer la concurrence entre transporteurs sur le segment de la livraison express.

Prise en compte des enjeux environnementaux

Dans le même temps, le développement des entreprises du transport de marchandises en zone urbaine est contraint par les enjeux environnementaux. Il leur faut à la fois satisfaire aux besoins de transport et livraison de proximité, et aux attentes citoyennes en matière de qualité de l’environnement et de réduction de la circulation… Avec le boom de l’e-commerce et des livraisons à domicile, les habitudes de consommation des citadins ont en effet bien changé. Ils apprécient que la logistique urbaine se développe pour apporter plus de services de proximité, mais voient d’un mauvais œil les nuisances sonores et la pollution qui peuvent y être associés. Ces aspirations s’ajoutent aux contraintes légales. Les collectivités locales et le gouvernement accélèrent la mise en œuvre de dispositifs en faveur de la transition énergétique. La Loi Climat et Résilience, par exemple, prévoit des mesures pour optimiser le transport routier de marchandises et réduire ses émissions de CO2. L’avantage fiscal sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) va ainsi être progressivement supprimée entre 2023 et 2030. La loi introduit aussi l’obligation pour les chauffeurs d’être formés à l’éco-conduite. Et fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports utilisés par les entreprises, en amont comme en aval de leurs activités. Elle prévoit aussi l’objectif de fin de vente des poids lourds thermiques d’ici à 2040. Enfin, elle instaure la mise en place de zones à faibles émissions-mobilités, les fameuses ZFE-m, pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants d’ici à fin 2024.

Les TPE de transport de marchandises, comme les entreprises de plus grande taille, doivent donc faire preuve d’adaptabilité et pour certaines envisager d’investir dans de nouveaux véhicules plus respectueux de l’environnement pour satisfaire à l’évolution du marché.

Incertitudes et tensions sur les charges

Ces dépenses interviennent dans un contexte de hausse du prix du carburant et de tensions dans les chaînes d’approvisionnement qui pèsent déjà lourd dans leur trésorerie. D’autant que le climat d’affaires est incertain. Car, si le e-commerce peut être une aubaine pour le transport routier de marchandise, la crise sanitaire a aussi fragilisé le secteur, qui se remet difficilement. C’est ce que fait ressortir le baromètre de la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) du 2e trimestre 2021. « Au 2e trimestre 2021, le baromètre de la FNTR qui mesure la satisfaction des chefs d’entreprise demeure légèrement en dessous de sa moyenne de longue période. Par rapport au 2e trimestre 2020, la satisfaction des chefs d’entreprise s’est largement améliorée. Un tiers des transporteurs n’ont pas souhaité s’exprimer sur la situation de leur entreprise. Un quart ne sont pas satisfaits de la situation. Cela témoigne d’une grande prudence sur l’avenir et d’une certaine fébrilité », indique l’enquête. De plus, les acteurs du transport font face à un nouveau frein : la pénurie de main d’œuvre. « Les difficultés à recruter du personnel s’amplifient. En juillet, selon l’enquête dans les services d’Insee, 53 % des transporteurs ont des difficultés à recruter des conducteurs. Une tendance très à la hausse depuis un an », souligne la FNTR.

Les tensions à l’embauche freinent en effet l’activité de la profession. 40 à 50 000 chauffeurs feraient défaut actuellement. Tous les métiers de la logistique seraient concernés. Ce problème, dû entre autres à un déficit d’image de la profession, date d’avant la pandémie de Covid-19, et a été accentué par la crise sanitaire. Les entreprises peuvent être tentées d’offrir des rémunérations plus alléchantes pour attirer des candidats… au risque de voir leurs marges s’éroder un peu plus encore.

Avez-vous pensé à l’affacturage pour satisfaire votre besoin de financement ?

Dans ce contexte d’incertitude, les TPE de transport routier de marchandises peuvent être tiraillées entre le besoin d’engager des dépenses – dans des véhicules et équipements plus écologiques, des charges telles que les matières premières et les salaires, etc. – et la nécessité de préserver leur trésorerie pour maintenir les comptes à flot. Une solution, peu connue des petites entreprises, est envisageable : l’affacturage.

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Ce dispositif repose sur la mobilisation de créances professionnelles. Il permet de disposer d’une avance de trésorerie sans avoir besoin de recourir à un prêt bancaire. Le fonctionnement est simple : l’affactureur (ou factor), dès réception d’une facture émise par l’entreprise, lui avance la trésorerie correspondante. Ensuite, il recouvre les factures ainsi cédées à échéance. Sans attendre le règlement de ses clients, l’entreprise peut donc financer son besoin en fonds de roulement et bénéficier des liquidités nécessaires à son besoin de financement.

Vous connaissez une période de tension ? Vous souhaitez financer votre croissance ? N’hésitez pas ! L’affacturage est peut-être votre solution.


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