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By Bibby Factor France

Augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, pénuries de matériaux, délais d’approvisionnement… depuis deux ans, le secteur de la construction subit de plein fouet l’impact de la crise sanitaire, auquel s’ajoute désormais celui de la guerre en Ukraine. Dans le même temps, l’inflation, l’augmentation des taux d’intérêt et les difficultés de solvabilité des emprunteurs pourraient constituer des freins au marché de l’immobilier. Pour les entreprises du bâtiment, une bonne gestion de la trésorerie reste la clé pour faire face à ces défis.

Affacturage

« Les entreprises artisanales du bâtiment sont confrontées depuis la crise sanitaire à des augmentations de prix ininterrompues et imprévisibles et se heurtent à des difficultés d’approvisionnement depuis un an et demi et qui s’aggravent. S’y est ajoutée la hausse des prix de l’énergie depuis la fin 2021 qui s’accentue considérablement avec la guerre en Ukraine. Désormais, un certain nombre d’enseignes et d’industriels se refusent à s’engager sur les prix et les délais de livraison. Une situation brutale et particulièrement anxiogène pour les entreprises artisanales du bâtiment. » Dans son communiqué de presse daté du 16 mars 2022, la CAPEB ne mâche pas ses mots. Et demande que des mesures spécifiques au bâtiment soient incluses dans le Plan de résilience économique et social.

De fait, la crise qui touche le secteur du bâtiment peut avoir des répercussions sur l’état de santé des entreprises de construction, et plus généralement sur toute la chaîne de l’immobilier.

Augmentation du prix des matières premières

Pour ne citer que quelques exemples, le prix du cuivre a augmenté de près de 22,7 % sur un an, entre 2021 et 2022, l’inox a bondi de 57,8 %, l’acier de 123,7 %, la ferraille de 110,8 % et les produits en PVC de 60 %... Quant au prix du bois de construction, il serait multiplié entre 2 et 4 selon les régions, victime d’une raréfaction de la production due à la conjoncture mondiale et d’un engouement pour ce matériau aux vertus écologiques.

Le coût des matières premières représente 40 % en moyenne du coût d’un chantier. Leur augmentation constitue donc autant de coûts supplémentaires et volatiles à absorber par les entreprises du bâtiment. Deux solutions s’offrent à elles : facturer plus cher leurs prestations ou réduire leurs marges. Cette situation, devenue ingérable pour bien des entrepreneurs, les conduit à réaliser des devis à durée limitée.

Flambée des prix de l’énergie

Autre facteur de dépense important des entreprises du bâtiment : le carburant dont le prix, comme celui de l’électricité et du gaz, s’est envolé depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine pour atteindre en mars des cours historiques en France.

L’augmentation de l’énergie ne fait qu’alourdir la facture des entreprises. Elle a des conséquences directes sur leur activité. Par exemple, les fabricants de tuiles ont préféré mettre leurs usines à l’arrêt en raison de l’augmentation du prix du gaz. Résultat : les stocks ont fondu et les prix ont augmenté de 30 % entre janvier et mars 2022 !

Déjouer les difficultés d’approvisionnement

Outre la volatilité des tarifs de leurs fournitures, les entreprises du bâtiment doivent jongler avec les aléas des approvisionnements : depuis le début de la pandémie de Covid, la disponibilité des produits importés est aléatoire et les délais de livraison régulièrement allongés. Ce phénomène s’est accru récemment avec l’entrée en guerre de la Russie en Ukraine. La Russie est notamment notre principal fournisseur d’aluminium, un matériau très prisé dans le domaine de la construction…

Quelles retombées sur l’immobilier ?

D’après le magazine Capital, auquel le Pôle Habitat FFB a dévoilé une enquête réalisée auprès de ses adhérents, les constructeurs ont fait grimper leurs devis entre 5,5 % et 7,5 %. Des surcoûts qui impactent les prix de vente.

La perte de pouvoir d’achat des ménages, les difficultés d’approvisionnement, les incertitudes économiques devraient entraîner un ralentissement de l’activité immobilière en France, alors que 2021 a été l’année des records dans l’ancien avec 1,18 million de transactions conclues d’après la FNAIM. Une performance remarquable, après deux années très dynamiques en 2019 et 2020.

Les pronostics sur la santé du marché immobilier sont toujours difficiles à établir. Toutefois, il semble que la raréfaction de l’offre, conjuguée au contexte économique actuel, devrait se traduire par une contraction des ventes, et sans doute une augmentation des prix. Le prix du mètre carré avait déjà bondi en 2021 de 7 % en moyenne, plus fortement pour les maisons (+ 8,1 %) que pour les appartements (+5,6 %).

Quel impact de la RE2020 sur les prix ?

La nouvelle réglementation environnementale RE2020 est entrée en vigueur en janvier 2022. Elle concerne les contrats de construction de maisons individuelles signés après le 1er octobre 2021 afin d’encourager l’amélioration de la performance énergétique. Revers de la médaille : elle va avoir un impact conséquent sur les coûts de construction et va faire grimper le prix des logements neufs.

D’après Boursorama, la Fédération Française des Constructeurs de Maisons Individuelles (FFCMI) estime que « la hausse liée à la RE2020 en 2022 devrait atteindre entre +3 % et + 4% pour une maison de plain-pied rectangulaire et entre +7 % et +10 % pour une habitation plus architecturée (étages, combles, décrochements…). Quant aux appartements, la progression des prix est estimée +5 %. Selon les estimations du gouvernement, la norme RE2020 pourrait entraîner un surcoût de +10 % par rapport à la RT2012. »

La crise sanitaire et la montée en puissance du télétravail ont généré un engouement pour la maison individuelle « au vert », loin de l’espace confiné en centre-ville. Or l’inflation grimpante des prix de vente de l’immobilier a un effet direct sur la capacité de financement des acquéreurs. D’autant que parallèlement à l’envolée du prix de l’immobilier, les taux d’intérêts bancaires ont également augmenté, même s’ils restent faibles. Selon le courtier Meilleurtaux, les barèmes inférieurs à 1 %, comme nous les avons connus ces dernières années, se sont raréfiés. Les taux atteignent désormais 1,20 % sur 20 ans, contre 1 % l’année précédente. Ces taux restent toutefois inférieurs à leurs niveaux de 2020 et 2019. Début 2022, la FNAIM signalait que « l’inflation, assez élevée actuellement, n’a à ce stade pas d’impact significatif sur les taux longs. Elle rend même les taux bas encore plus attractifs ».

Consolider la trésorerie des entreprises du bâtiment grâce à l’affacturage

D’après une note de conjoncture de la Banque de France pour le secteur du bâtiment, « l'activité progresse en février, essentiellement dans le second œuvre. Les carnets de commandes restent bien garnis, au-dessus de leur moyenne de long terme. Les chefs d'entreprise signalent une hausse des prix des devis. L'activité serait en léger repli en mars selon les chefs d’entreprise. »

Dans ce contexte de tensions et d’incertitudes, l’un des enjeux pour maintenir le secteur de la construction à flot est la bonne santé financière des entreprises du bâtiment. Une trésorerie suffisante est en effet la clé pour prémunir des augmentations de prix des matières premières, des matériaux et de l’énergie, du ralentissement des chantiers ou encore du versement de pénalités de retard à leurs clients.

Lire aussi 5 CONSEILS POUR PRÉSERVER SA TRÉSORERIE

Bien qu’il s’agisse souvent de petites entreprises de moins de 10 salariés, par nature sous-capitalisées, des solutions de financement court terme existent pour garantir leur besoin en fonds de roulement. Parmi celles-ci, l’affacturage offre l’avantage d’être souple et efficace, tout en évitant le recours à un crédit bancaire. L’affacturage permet notamment un accès immédiat aux liquidités dues par vos clients, sans attendre l’échéance de la facture. Vous gagnez ainsi du temps dans le recouvrement et garantissez votre activité contre les impayés.


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